GALERIE
slideshow 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15next
Ubu
Huile sur toile, 2002. 80 x 54 cm
collection particulière
Toto
Huile sur toile, 2002. 126 x 97 cm
collection particulière
Le Miel
Huile sur toile, 2002. 126 x 97 cm
Prix
Le Bétrou
Huile sur toile, 2002. 80 x 51 cm
collection particulière
Delphe
Pastel gras sur papier , 2002. 45 x 34 cm
Prix
  • RESTRICTION

    Dessiner en noir & blanc c'est restreindre son propos par une limitation chromatique.

    À cet effet, l'artiste emploie des outils ne produisant que des valeurs de gris. Chacun de ces outils a sa gamme de gris spécifique : certaines comportent toutes les nuances depuis le noir intense jusqu'au blanc du support (qui bien sûr n'est pas forcément Le blanc) ; d'autres n'en traduisent qu'une série partielle, par exemple d'un gris moyen à un gris léger, tandis que les instruments les plus radicaux la réduisent au seul noir intense se détachant sur la blancheur du papier. À première vue, cette limitation de la chromie équivaudrait à ne retenir qu'une partie finie, plus petite et plus maniable, dans l'infini des effets colorés. Avec pour résultat de se contenter d'un art appauvri, modeste mais moins difficile et d'ambitions et de manipulation. Une question vient à l'esprit cependant : les effets de noir et blanc ne sont ils pas eux-mêmes infinis ? Et ces deux modes également infinis quoique l'un contienne l'autre ? Un peu comme la suite infinie des nombres entiers et la suite infinie des nombres fractionnaires, la première donnant l'image d'un monde en expansion et la seconde celle de la quête de l'impossible limite du zéro, sont contenues l'une par l'autre. De ce point de vue, restreindre ne signifie aucunement limiter, si paradoxal que cela puisse paraître. Finie la modestie de l’art du dessin, la restriction n’est autre alors qu’une orientation du propos. À la tentative du peintre de saisir son monde par ses apparences chromatiques , le dessinateur préfère celle d’en saisir les apparitions sur le degré zéro du papier. Là où il n’y avait rien, tout à coup, quelque chose apparaît. Le ton de gris le plus ténu sur le papier, comme la tache de noir la plus brutale, manifeste un même mystère agaçant : il n’y avait rien, il y maintenant quelque chose. Zéro, par quel mystère ?, vient d’enfanter 1.

contactContact Groupe Facebook de Tristan Bastit haut
slideshow 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15next